9 Novembre 2011

« Recherche et développement clinique précoce : un savoir faire français, une compétitivité à renforcer »

Le 9 novembre dernier, le Club Phase I a organisé au Sénat un séminaire intitulé « Recherche et développement clinique précoce : un savoir faire français, une compétitivité à renforcer ».

Sous le parrainage du Docteur Jean-Louis Lorrain, Sénateur du Haut-Rhin, les représentants des différents acteurs du développement clinique précoce en France (Afssaps, Comités de Protection des Personnes, Université, centres de recherche clinique publics ou privés, industrie pharmaceutique, sociétés de biotechnologie) ont ainsi mis en évidence la qualité de ce type de recherches en France et leur intérêt tant médical et scientifique qu’économique.

Depuis de nombreuses années, la protection des participants aux recherches cliniques est au cœur de la réglementation française et une préoccupation essentielle des professionnels. De nombreux aspects de la législation française ont ainsi été repris dans la réglementation européenne portant sur les essais cliniques.

L’inspection régulière et l’autorisation systématique des centres de phase I renforce ces aspects de sécurité pour les volontaires sains ou les patients et permet également de garantir la qualité des conditions de recueil et de traitement des données recueillies lors de ces travaux de recherche.

Il a été rappelé que la recherche clinique précoce est fondamentale pour la recherche clinique française et pour son avenir, puisqu’elle constitue bien souvent le point d’entrée en France de thérapeutiques innovantes, objets des programmes de recherche ultérieurs.

Il a été souligné que le point majeur pour l’attractivité de la France reste le délai de revue et d’autorisation des essais cliniques. L’organisation actuelle, qui a fait ses preuves depuis près de 20 ans, permet d’obtenir, après une évaluation indépendante d’excellente qualité, l’autorisation d’un essai clinique de phase I par un Comité de Protection des Personnes et par l’AFSSAPS en 30 jours, délai jugé compétitif par rapport aux délais de nos voisins européens.

Dans le double contexte actuel de la demande par le Sénat de l’attribution aléatoire des protocoles d’étude aux Comités de Protection et de la réorganisation de l’AFSSAPS, l’ensemble des participants ont exprimé leur inquiétude et ont souligné l’importance de ne pas augmenter ce délai de 30 jours. En effet, tout allongement de ce délai aurait pour conséquence inévitable la perte de compétitivité et d’attractivité de la France pour la recherche clinique précoce et donc pour l’ensemble du secteur.

 

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